mardi 27 juillet 2010

sous le signe de la culture

En effet, hier journée plutôt stimulante pour mes neurones (bon pas trop quand même, faut pas exagérer). J'ai donc commencé par aller traîner au consulat avec Antonio, histoire d'en savoir un peu plus pour que Victor puisse à la rigueur venir aux USA. C'est vrai que je ne me suis pas vraiment étendue sur cette partie ces derniers temps mais j'ai été tellement excitée et tellement déçue selon les moments que je n'avais pas trop le cœur à en parler. Enfin bref, nous avons, au prix d'efforts surhumains réussi à décrocher un rendez-vous avec ces stars du consulat avant octobre. Formidable. Mais... ne pas vendre la peau de l'ours... comme on dit.

Ai ensuite enchaîné par une petite visite à l'Instituto Cabañas, joyau artistique de Guadalajara que je n'avais toujours pas visité. En effet, la semaine dernière, mon superviseur à la Gaceta m'a dit qu'il fallait absolument que j'aille voir l'expo Orozco qui se termine le 30 juillet. Bien sûr, pas de problème. Le nom me disait vaguement quelque chose mais sans plus. Avant-hier, Antonio me traîne jusqu'au palais municipal pour me montrer des fresques de... je vous le donne en mille, Orozco. Je me motive donc aujourd'hui à prendre le bus pour aller à cette fameuse exposition et passe devant la rue... tintintin OROZCO ! J'apprendrai au cours de la journée que ce cher homme est un surdoué de l'art et qu'il a également réalisé des fresques pour l'Université de Guadalajara. Il m'envahit décidément.

Cela-dit, cet effet ne m'est pas inconnu. N'avez-vous pas remarqué qu'à partir du moment où vous apprenez un mot nouveau, vous l'entendez et le lisez partout ? Comme si le cerveau empêchait les oreilles de vraiment l'écouter avant d'en connaître le sens. Et bien c'est pareil pour ce mec, là, euh Orozco. Non, sans blague, c'était cool. Mais long.

Ah oui, vu que mon bus a mis deux plombes à arriver, j'ai eu le temps de me faire un espèce de mini échantillon visuel de la population tapatia (de Guada):

- un mec avec un T-shirt Jésus
-une vieille avec un collier playboy
-etc.

Et tout le monde parle de bouffe !

Mon 3ème article ayant été publié hier, en voici le lien:


Aujourd'hui, je vais essentiellement m'occuper d'aller imprimer des trucs pour le visa de Victor parce que ça urge un peu. Et woilà !

Bises.

lundi 26 juillet 2010

Suite

Weekend très tranquille.

Samedi, sommes allés au Tianguis Cultural, où ils vendent essentiellement des trucs un peu alternatifs. Enfin des trucs de rebelles : tout pour fumer, des vêtements goth, rockers, etc. Enfin c'est sympa. Un groupe jouait du Ska-P et tous dansaient en mode Pogo enfin, c'était... intéressant.

Le soir, sommes allés dîner dans un café super sympa qui fait aussi galerie d'art. Et dans cette fameuse galerie se sont donné rendez-vous quelques jeunes designers de Guadalajara. Sommes ensuite partie à une pseudo fête dans un bar de skaters (mais sans les skaters). Bar sympa mais il n'y avait personne, la musique était forte et pas super. Sommes restés 10 minutes en tout. Le temps que j'aille aux toilettes quoi.

Une fois de retour à la maison, nous sommes mis à jouer au trou du'c, pour changer, mais la soirée a vite viré en débat politique. Débat sans aucun intérêt puisqu'Antonio, sérieusement à droit, ouvertement et fièrement paniste, n'avait aucun argument mais des opinions bien racistes et bien stupides. Je me suis très vite tirée.

Aujourd'hui, gros gros programme : Walmart.

A toute.

vendredi 23 juillet 2010

Vieeeeeeernes

Yeeeeaaaah aujourd'hui c'est vendrediiiii. Ca ne veut pas dire que je ne vais plus rien foutre, vu que je foutais déjà rien, mais ça veut surtout dire que les autres ne vont plus rien foutre !

Il y a deux jours nous avons fait des crêpes avec Susana qui voulait apprendre. On en a fait deux tonnes comme d'habitude.
Tiens, petit portrait de Susana :

Elle est allée au collège avec Antonio à Ciudad Juarez (la ville la plus dangereuse du monde) et, sachant qu'il était désormais à Guadalajara, lui a demandé s'il pouvait l'héberger quelques jours (quelques jours...) le temps qu'elle passe un examen de prof ou un truc comme ça. Il a dit oui. Ô erreur. Il s'en mord les doigts. Elle est maintenant là depuis presque deux semaines, squatte et ne paie rien. Officiellement, elle n'a pas d'argent. Mais il semble très étrange qu'une personne sans argent s'achète pour plus 2500 pesos (140 euros) de bijoux, non ? En bref, Antonio lui paie tout et il en a vraiment marre. Et alors qu'on pensait qu'elle se tirerait samedi, demain quoi, elle a annoncé à Emma que son vol était pour le mardi. Haha.

C'est con, je la trouvais sympa. Je dis c'est con qu'elle arnaque tout le monde.

Voilà, sinon euh, bon bah le projet "Victor à San Francisco" est en standby pour ne pas dire carrément oublié. Ils sont fous au consulat. 63 jours d'attente en moyenne pour avoir un rendez vous. Voilà, ça c'est fait.

Je viens d'envoyer mon troisième article au journal, ils devraient le publier lundi. Heureusement qu'ils ont changé le thème, je suis passée d'un recueil de poème à une expo photo. Je mets le lien du dernier article:


Ce weekend, je ne sais pas encore ce qu'on va faire. Je crois qu'on a écumé tous les bars de Guadalajara.

Bon, je file, j'ai "rdv" avec mon boss, que je tutoie et avec qui je parle sur msn. Haha, ils sont cools ces Mexicains.

Bises.

PD. Marine, no te preocupes, te voy a contestar rapido. El mail mas chido que nunca has leido!

mardi 20 juillet 2010

Calme

Aujourd'hui, comme je l'avais prévu, il n'y avait toujours pas d'eau chaude. Comme je l'avais aussi prévu, Susana a voulu aller dans le centre. Je ne me plains pas, heureusement qu'elle est là, je m'emmerde moins. Nous sommes donc allées à San Juan, ce qui était ma centième fois je crois

Là, on est tous dehors, sur la terrasse. Enfin tous sauf Emma, Becca et Huicho. A la base, Daniel et Hugo ont rappliqué pour finir la viande qui restait de la carne asada de dimanche. Mais il me semble qu'ils ont laissé tombé le barbeuc' et se concentrent plutôt sur la bière.

Manolo joue You can't always get what you want et chante accompagné de Victor et Carlos.

Les autres parlent de foot. Et moi... je les observe. Cela fait partie de ces moments où je me sens à la fois bien et un peu conne, ne connaissant rien au rock, ne connaissant rien au foot.

Tiens, Mélissa (prétendante d'Antonio) vient d'arriver. Je me demande bien comment va finir la soirée. Pour ma part, j'ai la gerbe.

Ah, ils entament Wild Horses.

Tiens, l'orage arrive. Je pressens que dans à peu près 30 minutes, on va tous courir se réfugier à l'intérieur et se retrouver comme des cons entre le rayon homme et les lunettes.

Allez, je vais me remettre à les mitrailler un peu, ils adorent ça.

Demain, Susana et Antonio veulent que je leur enseigne à faire des crêpes. Les connaissant, Susana va se lever à 9h, et va toquer à ma porte à 9h01 et Antonio va tout simplement oublier.

Bonne nuit.

lundi 19 juillet 2010

we

Hier, dimanche, nous avons finalement eu droit à une magnifique carne asada en bonne et due forme ! Et qui dit carne asada, dit picole et glande, évidemment. Sauf que nous, on a voulu se la jouer hyperactifs et qu'on a passé la matinée dans un énorme marché (le baratillo) qui couvre la superficie de tout un quartier. Ajoutons à la marche la chaleur et les gens, pardon, les cons qui marchent au milieu ou s'arrête pour discuter EN PLEIN MILIEU DU PASSAGE !!! et l'on obtient le b-a-r-a-t-i-l-l-o. On nous avait bien dit qu'il fallait y aller tôt. Mais je ne vais quand même pas me lever à 8h un dimanche matin pour aller au marché alors que je me lève à 11h en semaine pour ne rien faire hahaha. Mais c'était bien quand même. Me suis trouvé quelques merdes, forcément, fallait pas non plus y être allée pour rien.

Aujourd'hui, comme prévu, j'ai pris le petit déj' avec mon boss, enfin je ne sais pas exactement quel est son statut mais il est de toute façon supérieur au mien. Il m'a remis ma magnifique CARTE DE PRESSE !!! que je me suis empressée d'aller faire plastifier. Il m'a aussi donné un peu de boulot, quand même, déjà que je m'emme***. J'ai donc deux articles à écrire en trois semaines, pardon, quatre. Oh lala lala. C'était très sympa en tout cas.

J'ai ensuite glandé toute la journée, ok, je m'ennuie pas mal mais du coup j'en profite pour rattraper mon retard cinéphilique... et pour me mater tous les courts métrages d'animation qui existent sur youtube. Vous trouverez ci-dessous le gagnant du jour :

dimanche 18 juillet 2010

sabado largo, sabado chido

Aujourd'hui, super beau temps. Le soleil est revenu en force, presque comme en mai. Sommes allés chez Victor, avons glandé et sommes ensuite allés nous balader dans le centre de Guada. C'est marrant comme en vivant dans une ville, on en oublié certains aspects. Par exemple, Victor était presque surpris de voir autant de monde (bizarre) et de découvrir certains magasins dont il ne soupçonnait même pas l'existence.

En avons profité pour aller faire quelques courses en prévision de la carne asada de demain. Pour eux, c'est tout un rituel. Il faut tout prévoir et tout choisir à la perfection. Un peu comme le choix du melon sur le marché...

Sommes ensuite rentrés à la maison pour repartir quelques minutes plus tard pour Tlaquepaque. Composition de la mauvaise troupe : Antonio (nouveau coloc'), Melisa (une fille qu'il essaie de se faire, pardon, de séduire), Susana (on ne sait décidément pas quand elle part), Emma, Becca (toujours sa sœur), Victor et moi (dans le coffre et le cul dans la lessive à l'aller). Nous sommes retournés dans un restaurant sympa où nous étions déjà allés dîner avec Marine et Daniel (le frère de Carlos, ça fait très feux de l'amour à la mexicaine hein ?). C'est un endroit très typique où ils ne servent que quelques spécialités très bien préparées. Comme il se doit : pozole.
Le serveur était complètement bourré et le perroquet m'a dit "hola". J'estime que c'est une bonne soirée.

Sommes ensuit allés aux tacos où travaille Carlos car c'était une soirée musique. Le groupe : 2 mecs et une nana, tous frères je crois. Age : de 7 à 14 ans il me semble. Assez étrange je dois dire. Enfin, nous n'avons entendu qu'une chanson. Un peu du genre percussions de rue, enfin, ça avait le mérite d'être original.

Re mouvement vers Estacion Central, un pub sympa : blindé. Pas grave, évidemment, tout le monde se connaissait, les salutations ont duré des heures, les discussions ont duré des heures, les adieux évidemment ont duré des heures.

(il est 2:30, je crois que quelqu'un nettoie les vitres)

Putain il est 2:30 du matin et ils sont partis racheter de quoi boire. Quels pochtrons franchement.

Il est 2:30 et je crois qu'il est temps que j'aille dormir.

Ah, après toute chose, ils m'ont enfin donné le thème de mon prochain article : un recueil de poème introuvable sur lequel je ne sais rien et dont l'auteur(e) a un prénom à coucher dehors : Xitlalitl. Je dois le rendre lundi.

Cette fois, j'y vais.

Bonne nuit.



vendredi 16 juillet 2010

hoy

Bon, le projet de Tlaquepaque d'hier, comme d'habitude, a foiré.

Du coup aujourd'hui, pour rompre le mauvais sort, nous nous sommes levées plus tôt et somme parties en expédition avec Susana (je ne sais vraiment pas pourquoi je m'obstine à l'appeler Christina) direction Tianguis del Sol où, évidemment, j'ai bouffé et acheter des merdes qui ne rentrent pas dans mes valises. Oui, oui, MES valises.

Ce soir, j'espère que l'ambiance va être cool et qu'on ne va pas tous aller se coucher à 12h comme très souvent... Haha.

Sur ce,

Bises.

PS. (ici ils disent PD): je n'ai toujours pas le sujet de mon article, je suppose qu'il va me le donner le dimanche matin pour le lundi.