mercredi 23 juin 2010

Sunny day

Aujourd'hui, de retour de mon "stage" je tiens la boutique d'Emma et Carlos.

Mon stage est vraiment cool: je ne fous rien. Et le peu qu'on me donnera à faire bientôt a l'air génial. Demain je vais accompagner une des journalistes du journal. Ils ont eu la bonne idée de ne pas commencer leur convention trop tôt (11h) et vu que comme par hasard la maison est à côté... héhé. Je jouis.

Je n'ai toujours pas fini cette histoire d'extension de visa mais tant pis.

Cette nuit, il y a eu un orage assez extraordinaire. Les éclairs se suivaient et ne s'arrêtaient pas. Le tonnerre, pareil. Il faisait aussi clair qu'en plein jour et les lampadaires de la rue se sont éteints d'un coup. Vraiment bizarre.


Hier, nous avons regardé CRAZY en double-date. C'était vraiment cool. C'est dingue ce que mes deux roomies (je ne compte plus Helen) ont pu changer ces derniers temps.

Helen, donc. Notre petite coloc anglaise en a fait voir de toutes les couleurs à son boyfriend. Elle s'est entiché d'un mexicain (très moche d'ailleurs) avec lequel elle s'est mise à sortir tout en étant toujours officiellement avec l'autre. C'est dingue comme les appels skype se sont raréfiés tout à coup ! Enfin ce qui en fait une belle sal***, c'est surtout qu'elle ne l'a pas dit à l'officiel et qu'elle l'a laissé payer un billet d'avion à je ne sais combien de livres pour venir la voir. Quelle conne. Le mec est donc resté cinq jours. C'était ridicule. Enfin je suppose que maintenant il sait. Quoi que.

Tiens, j'écoute les Blues Brothers, ça fait longtemps.

Bon, ce soir, une fois de plus, c'est la coutume, j'ai envie d'aller boire un verre. Le problème c'est qu'ici aussi ils adorent vous servir la bière au litre... mon dieu ma graisse.

Sur ce, je vous laisse, je reviens bientôt.


lundi 21 juin 2010

1er jour de stage

Marine est partie. La chambre est vraiment vide. Enfin, je vais pouvoir étaler mon bordel, et me connaissant, ça ne va pas prendre longtemps. Aujourd'hui, c'était mon premier jour de stage. Les gens du journal, ou du moins de ma section, sont très sympas. Mon "chef" m'a offert un Starbucks. Je trouve que c'est un très bon début.
Heureusement, car je n'ai pas dormi de la nuit.

Il m'a déjà donné deux "sujets" sur lesquels bosser. Le premier, on ne rit pas, traite de l'invasion des écureuils dans un des parcs de Guadalajara. Ces chers petits détruisent l'éco-système. Bon, ça peut être intéressant. Le deuxième va traiter de l'accueil que les mecs d'ici réservent aux nanas (surtout étrangères) et surtout de ceux qui sifflent et hurlent des choses mignonnes dans la rue. Ca c'est vraiment cool.

Je pressens que mes horaires vont être plus que cools. Aujourd'hui 9h30-13h30... hé.

Tiens, pour changer, je vais encore devoir me rendre au service de migration... Ils sont vraiment insupportables.


Je pense très très sérieusement à aller faire une sieste...


Je suis actuellement en train de végéter devant une émission de cuisine. Cuisine TV et Robuchon commençaient à me manquer sérieusement. C'est un mec sino-japonais qui parle l'espagnol avec l'accent argentin. Autant dire que je ne comprends rien. Pas sûre qu'il se comprenne lui-même celà-dit.


dimanche 20 juin 2010

Adieu Marine - Bonjour Mural

Hola hola

Cette semaine a été vraiment très sympa. Vu que Marine part demain, nous en avons profité pour faire tout ce que l'on n'avait pas fait avant. Du genre: aller au zoo, aller tester (ou re-tester) les restau qui nous plaisaient, sortir pas mal avec les mecs, aller acheter des merdouilles au marché, etc. Tout a été vraiment cool.

Hier, Marine a fait une soirée d'adieu, en quelques sortes avec les quelques personnes que l'on connait et avec qui on s'entend vraiment bien. Trop de bière, c'est certain. M'enfin. Tout ça s'est gentiment fini au karaoké qui, je vous l'assure, n'est pas si beauf'. Bon un peu, certes. Ce qui est sûr, c'est que Marine a pleuré et qu'elle a repleuré aujourd'hui, quand les autres lui ont définitivement dit au revoir. C'est assez triste. J'avoue que je ne suis pas si heureuse de me retrouver tout seule, bien que tous nos problèmes de colocs (Helen mise à part bien évidemment) ne se soient arrangés soudainement ces derniers jours.

Ah, je dois évidemment vous raconter notre jeudi football. Le drapeau français sur les ongles, nous étions bel et bien prêtes à voir la France perdre dignement. Ici, le match était à 13h30. Or, pas question de s'abstenir de boire. Ceux qui travaillaient sont sortis du boulot ou n'y sont tout simplement pas allé. En bref, la France a perdu et l'on s'en tape pas mal.

Aujourd'hui, overdose de bière et petit flip en ce qui concerne mon premier jour de stage demain. Je croise les doigts pour que tout se passe bien. Ah, bien sûr, j'ai ENCORE des problèmes avec la migration...

Pour ne rien arranger, la saison des pluies est arrivée et, ô comble, quelques semaines après m'être acheté des tongs et de la crème solaire, je vais devoir m'acheter un parapluie.

Je vais certainement avoir du mal à dormir mais je vais aller essayer.

Bonne nuit, ou autre.

Eléonore

samedi 19 juin 2010

Dia 4 - Dia 5

10/06/2010

Avons quitté la Havane mais seulement pour peu de temps. Avons pris le bus jusqu'à Varadero, le Cancun cubain où, en temps normal, il n'y a que des touristes étrangers. Mais vu qu'en ce moment c'est la basse-saison, il y a une majorité de Cubains, certainement un peu plus friqués que la moyenne. Marine a parlé avec une nana cubaine mais émigrée aux USA qui lui a expliqué que les Américains peuvent désormais se rendre à Cuba mais seulement une fois par an.

La mer est superbe. Je crois qu'elle m'a paru encore plus bleue et transparente qu'en République Dominicaine. En quelques heures, nous avons déjà (re)pris des couleurs et ici l'humidité est beaucoup plus supportable. Notre hôtel est vraiment ringard, bas de gamme (et sans piscine) mais e en revanche le grand avantage d'être super bon marché. Et puis, après tout, la mer est la même que le devant le Hilton (ah non, impossible).

Ai écrit quelques cartes postales, une fois n'est pas coutume, mais vais devoir les envoyer de la Havane pour cause de gros trous de mémoire en ce qui concerne les adresses. Et ici, internet est clairement à oublier.

Je regarde la télé et en zappant, tombe comme par hasard sur un reportage pro-cubain, révolution, etc. qui montre très explicitement ce qu'a fait le diable capitaliste. "Y asi nos echaron el capitalismo". C'est tout de même assez ridicule.

"Revolucion es cambiar todo lo que debe ser cambiado" et j'en passe.

Nous repartons demain déjà, le check out esr à 12h mais nous allons clairement squatter jusqu'à 18h.

Nous allons dîner. Autant vous dire que vu la propreté des serviettes de toilettes, je ne m'attends pas vraiment au buffet du Club Med...

A demain (avant l'avion).

P.S. Mais qui est donc ce José Marti qu'ils encensent tant ?

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11/06/2010

A Varadero, le soleil tape fort, très fort. D'ailleurs, on ne peut pas dire, à l'heure actuelle, que je sois à mon top fraîcheur et ce, quelques heures avant de prendre l'avion.

(Attention, passage teinte d'ironie)

Nous avons donc eu droit hier soir à un dîner de roi constitué de choses toutes plus raffinées les unes que les autres qui, pour mon plus grand plaisir, m'ont étrangement rappelé la douce gastronomie de la cantine du lycée.

ENFIN, en général, contrairement à ce que l'on nous avait dit, la bouffe ici ne se résume pas qu'à du riz et des haricots. Mais j'ai bien conscience que nous sommes des touristes. En parlant de ça, les Cubains sont certes plus courtois que les Mexicains mais ils sont aussi plus lourds. Ils ont d'ailleurs l'air de penser que le mot "taxi" n'est pas tout à fait universel, ou du moins, que nous sommes bien trop limitées pour le comprendre.

Je reprends:

Aujourd'hui, nous avons cramé (ce qui explique aussi ma lenteur mentale) et allons monter dans l'avion moites, crevées (à un point) et à moitié sourdes accessoirement.

Moites, c'est parce que le temps de la Havane n'a pas tellement changé et qu'il fait donc toujours aussi humide.

Crevées, tout simplement car dans notre hôtel de la mort qui tue, les cons font rage, qu'ils se mettent à crier "Rickyyyyyyy" comme des truands à 7h du mat' et aussi car les systèmes de clim' datent de l'avant-guerre et sont aussi discrets qu'un char d'assaut.

Sourdes, car pour passer le temps, nous sommes restées 3h dans le bar à salsa de l'hôtel Florida que nous avons décidé de squatter jusqu'au bout.

Ah, nous avons récemment appris qu'en plus de pourrir la vie de ses citoyens, le gouvernement cubain taxait toute personne désirant sortir du pays: 25 CUC.

What the fuck ?!!

Voilà, il en est fini de l'épisode Cuba. Je vais revenir à aujourd'hui.


!!! Panne internet !!!

Serai de retour dès que possible.

Eléonore.

mardi 15 juin 2010

Dia 3 - Errance

09/06/2010

Aujourd'hui, nous avons arpenté les rues de la Havane de long en large. Motif: recherche d'un distributeur (qui fonctionne). Avons ensuite successivement visité le théâtre Lorcas, la Casa del Chocolate, la fabrique de cigares Partagas et vu le Capitolio de loin (restauration oblige). En bonne touriste, ai acheté du rhum Havana club, ne jamais aller contre sa nature.
Pizza cubaines, aussi.

La chaleur a un peu baissé, enfin l'humidité plutôt. Ici, on se rend compte que tout est contrôlé par le merveilleux Parti Communiste Cubain: TV, radio, journaux... Les Cubains méritent vraiment mieux. Enfin, tout le monde j'imagine.
Avons pris un "coco taxi" (sorte d'oeuf jaune posé sur une mobylette) pour nous rendre dans le centre de la Havane où nous avons acheté quelques merdouilles (enfin) dans un marché.

Avons passé le début de soirée à la fameuse Bodeguita del Medio où Hemingway venait boire son, pardon, ses mojitos. Avons su nous arrêter avant la cuite (et la ruine). Avons ensuite dîné sur la place de la cathédrale. Autre préjugé stupide: on ne bouffe pas que des haricots et du riz à Cuba.

Demain matin, nous partons pour Varadero : plage, soleil (le sexe étant prévu pour le retour). Très "touriste attitude" mais nous commençons vraiment à perdre notre bronzage et à ne plus supporter la chaleur étouffante de la Havane.

Plus d'infos demain.

Vive Cuba.

Eléonore

P.S. Avons pu entendre la détonation du canon qui, tous les soirs depuis je ne sais combien d'années, symbolise la fermeture de la muraille de la Havane à 21h.

dimanche 13 juin 2010

Cuba: Dia 2 Vive la Habana

08/06/2010

Avons pris le petit dej' à l'appart'. Dans le "livre d'or" de la chambre, les vingt derniers résidents (à peu près) ont remercié la proprio pour sa chaleur et ses récits passionnants sur la vie cubaine. Mouais. Elle est vraiment gentille, mais on ne peut pas dire qu'avec nous elle soit débordante de paroles. Le mec à qui in a fait la réservation nous a appelées pour savoir si tout allait bien. Merci Leo, très aimable à toi.

D'ailleurs, on ne sait jamais, je poste le lien de la casa particular...


EN vérité, les gens ici sont d'une gentillesse incroyable. Bon, ça n'empêche pas les mecs de nous siffler à tous les coins de rue à coup de "hey bébi, bioutéfoul, lov you", mais ils sont gentils. Je les trouve aussi plus beaux que les Mexicains... bon, ça dépend desquels évidemment...

Reprenons l'épisode chaleur: c'est horrible, on crève. D'ailleurs, nous venons de passer une heure à étouffer en pensant que la clim' ne marchait plus. Erreur ! Nous sommes juste abruties. Bref, c'est atroce. Toute sensation de froid nous est désormais complètement étrangère. Avons donc marché (survécu) jusqu'à un château / forteresse, "el Castillo de la punta" en restauration (le premier d'une longue série) où un mec très gentil -mais au passé acnéique évident- nous a fait faire une visite (vraiment cool) de ce qu'il y avait à voir. Nous avons ensuite rampé le long du Malecon (bord de mer) jusqu'à un autre château (Castillo de la Real Fuerza) super intéressant. Notre guide (femme) nous a gentiment demandé un pourboire et... du savon, du parfum, de la crème, etc.
Ils manquent vraiment de tout ici, vive la révolution...

Avons de nouveau rampé jusqu'à un marché d'artisanat local (piège à cons) où je n'ai acheté de cadeau pour personne (estimez-vous heureux), juste l'élément indispensable du séjour : un éventail (que l'on m'a d'ailleurs piqué sur la plage de Varadero...).

Avons ensuite été jusqu'au musée de la révolution. Franchement, on nous avait dit qu'il fallait absolument y aller mais à part avoir vu le slip que Castro portait le 7 juin 1957, vraiment c'est pas terrible. Mal expliqué et tellement propagandiste. Je réprimais mon envie de rire. Non, en fait non. Le bâtiment en lui-même est vraiment beau, en revanche.
Avons ensuite été boire un daiquiri et dîner à la Floridita, un des bars favoris d'Hemingway où trône d'ailleurs sa statue, accoudée au bar. Bon, ensuite, une glace et au lit. Enfin presque... si ce put*** d'air conditionné veut bien faire descendre la température à 48°C...

A toute !

(et non, on n'a pas dansé la salsa)