mardi 7 septembre 2010

The Final Countdown

Bon, demain je pars de San Francisco. Après la dernière semaine avec Victor et une semaine de Burning Man. Des expériences uniques quoi. Mais là, c'est la fin. Et le retour m'angoisse un peu. Non pas uniquement pour les valises haha, bien qu'on pourrait penser le contraire, mais surtout pour le décalage. Que dire ? Comment raconter sept mois ? Mieux vaut ne pas trop y penser.

Valises bouclées. Je décolle.

Outre-Atlantique, adieu.

Eléonore.

samedi 21 août 2010

bye bye

Demain c'est le jour-J. Je quitte le Mexique. C'est la fin de 6 mois de glande. Enfin, il me reste tout de même trois petites semaines d'action relativement peu intellectuelle. Ouf.

Aujourd'hui, Emma et Carlos m'ont invitée à déjeuner pour "fêter" ou pleurer mon départ haha. C'était sympa. Je suis allée faire une dernière interview dans un café pendant que mes fringues tournaient dans la machine du lavomatic. Il semble que contre ma volonté, mon corps se soit rempli de stress et ait commencé à me le montrer légèrement. Mal de ventre, légère nausée. Et le pire c'est que je pense que je stresse plus pour la fermeture des valises que pour le départ en lui-même. Enfin, j'avoue que le retour à la vie parisienne m'angoisse un peu. Oui, évidemment que s'il venait avec moi ce serait différent, mais quand même.

Sur ce...

Nous avons changé de jour et je pars. C'est aujourd'hui le grand jour et j'ai dit au revoir à tout le monde sans pleurer. Enfin le plus dur ça a été de laisser Daniel...


Bon, je boucle les valises et je m'envole, pardon, je m'en vais. (je réécrirai sûrement en poireautant à l'aéroport...

mercredi 18 août 2010

Le colibri a été libéré.
Chaque jour apporte ses surprises. Lundi nous a apporté deux jolies américaines venues tout droit de NYC. Une copine d'Emma et la copine de la copine. Elles sont sympa. Je reconnais que même si je n'ai pas grand chose à leur raconter (en anglais ou en espagnol d'ailleurs), elles mettent de l'ambiance dans notre maison déjà presque morte.

J-3. Hier, sommes allés au Cardenal, un bar sympa, dont je ne soupçonnais même pas l'existence avant de venir. Carlos était le "DJ" du soir et nous a donc fait danser sur du rockabilly er du psychobilly. J'aime. J'ai vraiment eu une chance incroyable de tomber sur des colocs dont les goûts musicaux me correspondent parfaitement. Nous sommes donc restés jusqu'à 1h du bar et ce pauvre Carlos ne tenait plus sur ses jambes! Forcément, DJ=barra libre. Il doit malheureusement travailler ce soir haha. C'était cool hier, c'était un peu comme une despedida sans l'être officiellement. Enfin, la vraie fête, ça va être vendredi, mais sans Emma et Carlos.

Un café latte (maison, faut économiser), je prépare le départ du mieux que je peux, c'est-à-dire pas très bien. Il me manque toujours cette put*** de valise, je vais raquer à l'aéroport, il faut que je fasse le ménage, une lessive, que j'achète quelques merdes qui ne vont évidemment pas rentrer dans la valise que je n'ai toujours pas achetée... Mais ça va, zen. POURQUOI AI-JE EMMENÉ DES BOTTINES???

Changement de décor. Ce matin, un colibri s'est infiltré dans la maison et quand j'ai ouvert la porte, le chat et le chien étaient en train de le dévorer des yeux en attendant qu'il se casse la gueule de la fenêtre. L'opération sauvetage "escabeau-balai brosse" de Carlos a malheureusement échoué... Vais tenter ma chance. Bon, mon opération "eau-sirop d'érable" n'a pas fonctionné non plus. SI ÇA AURAIT PU!

Sur ce, je vous laisse nous partons au marché d'Abastos, le plus grand marché de bouffe de Guadalajara.

dimanche 15 août 2010

Dimanche, le dernier

Bon, ça fait une semaine que je n'ai rien publié. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand chose d'extraordinaire si ce n'est qu'il faut que j'organise ma fête de despedida. Pas super facile quand deux des potes travaillent de 8h du soir à 3h du matin... J'envisage sérieusement le karaoké, au risque d'être beauf, tout le monde apprécie vraiment. Je vous avoue que j'apprécie beaucoup plus quand on sort un peu du registre mexicain...

Aujourd'hui, le père de Victor va préparer un repas de rois pour mon départ. Oui, il reste encore une semaine mais ça passe tellement vite. C'était mon dernier week-end à Guadalajara avant... un certain temps j'imagine. Je suis à la fois partagée par l'envie de partir, et surtout d'aller passer du temps aux USA, mais aussi par l'envie de rester. Certes, je n'ai qu'une "bonne" raison de vouloir rester mais elle l'est vraiment, bonne.

En attendant, il me reste quelques conneries à acheter, du genre souvenirs, etc. Je ne prends plus de commandes, je suis déjà surchargée ! N'ai toujours pas acheté le troisième sac qui, je l'espère, sera suffisant pour tout ramener.

Pour mettre un peu de piquant à mon départ, Mexicana s'amuse à me changer de vol toutes les trois minutes. Ils ont le sens de l'humour ces Mexicains !

Je vous tiens au courant.

lundi 9 août 2010

Quelques nouvelles


Ce weekend a été cool. Le vendredi soir, nous avons fêté l'anniversaire de Victor dans le nouveau bar où travaille Emma. Avions pas mal piccolé avant et étais donc d'une humeur assez enthousiaste.

(Aparté: Pour ce qui est de ma fameuse cuisine, et bien je ne suis pas tout à fait déçue. Bon, vous me direz, n'importe quel abruti peut faire un poulet au four mais ça l'a quand même impressionné... et les autres ont tout bouffé. Pas grave. Ai évidemment déployé tellement d'efforts que toute la cuisine était recouverte de gras et de choses très difficilement identifiables. M'enfin, c'est l'intention qui compte, hein.)

Bien bourrés, donc, ai été je ne sais où et ai dit je ne sais quoi à je ne sais qui, comme d'habitude je ne me rappelle qu'à moitié. Cela dit, je me souviens que je voulais absolument convaincre Daniel qu'il devait tenter sa chance en tant que taquero (ceux qui font les tacos bien évidemment). Pour le convaincre, lui ai, en tout logique, parlé de mon expérience Zara et des sales vieilles peaux bourgeoises qui venaient me demander des choses incroyables (je dis bien en toute L-O-G-I-Q-U-E). Ai évidemment réussi à me prendre la tête avec Victor pour une connerie, une babosada dirait-il, qui ne vaut même pas la peine d'être exposée au public. A vous en sommes.

Aujourd'hui, lundi, je suis allée "travailler" avec lui. Grosse, GROSSE journée de boulot je vous l'assure. Avons joué, puis téléchargé le Trivial Pursuit, en anglais ET en espagnol (et oui, les questions sont différentes) en alternant les parties par de la bouffe et des allers-retours à la boutique du coin. Relativement stressant.

Avons fini par atterrir chez moi de nouveau, enfin.

Cette semaine, veux aller voir Casablanca, El nombre de la Rosa, La montaña sagrada, Cantando bajo la lluvia et 1984 au ciné. Oui, pour la première fois. Et oui, je manque de culture cinématographique. Mais je sais plus de choses que quiconque sur... certaines choses. Très certainement. Reste plus qu'à trouver lesquelles.

Bonne nuit

PS. Photo Anachronique of course

mercredi 4 août 2010

Tututu

Vendredi, c'est l'anniversaire de Victor. J'ai dit que je voulais bien cuisiner, ça va être joli... J'espère que j'aurai fini mon traitement pour pouvoir boire. Je ne rêve que de Corona en ce moment. Et de bouffe, mais ça c'est normal.

Hier, je suis allée poser quelques questions à des proprio de café pour mon prochain article. Je dois continuer aujourd'hui. Quelle flemme.

Demain, j'aimerais bien retourner au tianguis del sol. Oui je sais c'est la 20ème fois mais je ne m'en lasse pas. Il faut aussi que je commence sérieusement à penser à acheter une autre valise.
Aujourd'hui, premier jour de boulot d'Emma. Au même endroit que Carlos. Vendredi, on risque sûrement d'aller là-bas aussi.

Bon, plus de nouvelles plus tard.

dimanche 1 août 2010

Hamburgesadas*

*(dixit A)

Je commence à entrevoir les conséquences de cette putain de dent qui pousse. Aujourd'hui, hamburgers, barbecue, bières, voilà, vous voyez le genre. Évidemment, interdiction de boire une seule goutte d'alcool à cause de ces fichus médicaments. Cette petite Corona, à peine sortie du congèl' me tendait pourtant les bras... Tss. C'est injuste. Et vu que le traitement dur 3 semaines/1 mois, je ne vais pas pouvoir profiter à fond de mon dernier mois au Mexique.

Bon, c'est pas la fin du monde. Juste le début.

Antonio est parti, il s'est trouvé une nouvelle maison, moins chère et selon lui, avec une meilleure ambiance. Comme pour Helen, bon vent. J'en avais un peu marre des discours racistes, fascistes et homophobes (oui, ce garçon est plein de qualités). Enfin le plus drôle c'est qu'il partage maintenant la maison de plusieurs gays hahaha ! Ils ne l'avaient pas mis sur l'annonce ça... hahaha. Il est vraiment irrécupérable, il pense que tous les gens gays sont incapables de contrôler leurs pulsions sexuelles et qu'ils vont le violer pendant son sommeil... Franchement.

Sinon, ah oui, Emma a peut-être chopé le dengue. Enfin, rien n'est moins sûr mais on aime bien dramatiser. Non, j'espère que non honnêtement, je deviendrais parano.

Je pense qu'il est temps pour moi de commencer mon travail de recherche sur les cafés-galeries. Mais j'avoue que l'idée d'y aller toute seule me démotive pas mal.

Ah, je ne l'ai pas dit il me semble. Il y a quelques jours, plusieurs reporters et journalistes de Mexico ont été enlevés et séquestrés. L'un deux était un ex de Susana... aïe. Mais il a été relâché.

Ici, tout semble devenir plus dangereux, les histoires/rumeurs de meurtres, enlèvements, assauts, etc. se rapproche. Mais pour ma part, toujours rien vu, ni vécu d'alarmant.

Demain, je serai officiellement la seule rescapée "étrangère" de la maison. C'est assez étrange, mais j'ai réalisé il y a quelques temps que j'étais la seule non mexicaine (sans compter Emma) pendant les soirées sans que ça me dérange. Je pense que j'ai accompli ma mission erasmus...

Bon, je vais dormir. Demain, Victor travaille, rien que d'y penser, j'en suis fatiguée pour lui !




samedi 31 juillet 2010

Aie

Yeeeeaaaaah ! Hier, Victor a eu son visa. Enfin, on va le recevoir dans quelques jours ! Il a également réussi à envoyer son dossier à temps pour une bourse dans un institut de recherche à Paris. On croise les doigts. La semaine s'est donc terminée en beauté.

Mais vu que tout n'est jamais tout blanc ou tout noir, il a bien fallu qu'il m'arrive un truc un peu moins cool. En gros, je souffre. Ma dent de "sagesse", mouais, a décidé de faire des siennes. Du coup, je souffre encore pendant quelques semaines (en espérant que ces fichus médicaments continuent à faire effet) et ensuite, adieu. Je suis sûre que je vais battre tous les records de hamsteritude du monde.

Ah oui, évidemment, pas d'alcool. Tss...

En espérant que ça réussisse à ma ligne... histoire de ne pas tout perdre.

Sur ce, je vais voir Shrek.


vendredi 30 juillet 2010

Trop tôt

Suis dans un café, à deux pas du consulat américain. Attends Victor, qui, en costard, flippait de tout son petit corps à l'idée de passer l'entrevue. Pour moi, ce n'est pas un consulat, c'est une usine. Ces pauvres gens qui stressent comme des malades à l'idée d'être recaler, c'est assez triste à voir.

Hier, un peintre m'a accostée dans la rue et m'a demandé s'il pouvait me dessiner. Vu que je n'avais pas grand chose à foutre et qu'il n'avait pas l'air obsédé, j'ai dit oui. Bon, c'est pas le plus grand artiste de tous les temps et il m'a tenu le crachoir pendant deux heures mais finalement, c'était marrant. Sur le dessin, impossible de me reconnaître, en revanche, le rapport avec Céline Dion est des plus évidents.

Ces derniers jours, je me sens gamine, j'ai une dent qui pousse et ça me fait mal. Quelle merde ces dents de sagesse (sagesse à 20 ans, tu parles), tout pour vous gâcher la vie. Enfin. S'ils donnent le visa à Victor, je veux bien souffrir un peu plus.

C'est vraiment bizarre ce café. Ils passent des chansons françaises que je ne connaissais pas. Du genre Gainsbourg, Françoise Hardy et compagnie.

Si quelqu'un pouvait me to

Ah, ils sont passés aux Beatles. J'entends aux 5 chansons que je connais d'eux.

Bon, je vais essayer d'écrire mon article sur ce fameux Orozco. Voyons si mon café americano et John m'aident à être inspirée...

mardi 27 juillet 2010

sous le signe de la culture

En effet, hier journée plutôt stimulante pour mes neurones (bon pas trop quand même, faut pas exagérer). J'ai donc commencé par aller traîner au consulat avec Antonio, histoire d'en savoir un peu plus pour que Victor puisse à la rigueur venir aux USA. C'est vrai que je ne me suis pas vraiment étendue sur cette partie ces derniers temps mais j'ai été tellement excitée et tellement déçue selon les moments que je n'avais pas trop le cœur à en parler. Enfin bref, nous avons, au prix d'efforts surhumains réussi à décrocher un rendez-vous avec ces stars du consulat avant octobre. Formidable. Mais... ne pas vendre la peau de l'ours... comme on dit.

Ai ensuite enchaîné par une petite visite à l'Instituto Cabañas, joyau artistique de Guadalajara que je n'avais toujours pas visité. En effet, la semaine dernière, mon superviseur à la Gaceta m'a dit qu'il fallait absolument que j'aille voir l'expo Orozco qui se termine le 30 juillet. Bien sûr, pas de problème. Le nom me disait vaguement quelque chose mais sans plus. Avant-hier, Antonio me traîne jusqu'au palais municipal pour me montrer des fresques de... je vous le donne en mille, Orozco. Je me motive donc aujourd'hui à prendre le bus pour aller à cette fameuse exposition et passe devant la rue... tintintin OROZCO ! J'apprendrai au cours de la journée que ce cher homme est un surdoué de l'art et qu'il a également réalisé des fresques pour l'Université de Guadalajara. Il m'envahit décidément.

Cela-dit, cet effet ne m'est pas inconnu. N'avez-vous pas remarqué qu'à partir du moment où vous apprenez un mot nouveau, vous l'entendez et le lisez partout ? Comme si le cerveau empêchait les oreilles de vraiment l'écouter avant d'en connaître le sens. Et bien c'est pareil pour ce mec, là, euh Orozco. Non, sans blague, c'était cool. Mais long.

Ah oui, vu que mon bus a mis deux plombes à arriver, j'ai eu le temps de me faire un espèce de mini échantillon visuel de la population tapatia (de Guada):

- un mec avec un T-shirt Jésus
-une vieille avec un collier playboy
-etc.

Et tout le monde parle de bouffe !

Mon 3ème article ayant été publié hier, en voici le lien:


Aujourd'hui, je vais essentiellement m'occuper d'aller imprimer des trucs pour le visa de Victor parce que ça urge un peu. Et woilà !

Bises.

lundi 26 juillet 2010

Suite

Weekend très tranquille.

Samedi, sommes allés au Tianguis Cultural, où ils vendent essentiellement des trucs un peu alternatifs. Enfin des trucs de rebelles : tout pour fumer, des vêtements goth, rockers, etc. Enfin c'est sympa. Un groupe jouait du Ska-P et tous dansaient en mode Pogo enfin, c'était... intéressant.

Le soir, sommes allés dîner dans un café super sympa qui fait aussi galerie d'art. Et dans cette fameuse galerie se sont donné rendez-vous quelques jeunes designers de Guadalajara. Sommes ensuite partie à une pseudo fête dans un bar de skaters (mais sans les skaters). Bar sympa mais il n'y avait personne, la musique était forte et pas super. Sommes restés 10 minutes en tout. Le temps que j'aille aux toilettes quoi.

Une fois de retour à la maison, nous sommes mis à jouer au trou du'c, pour changer, mais la soirée a vite viré en débat politique. Débat sans aucun intérêt puisqu'Antonio, sérieusement à droit, ouvertement et fièrement paniste, n'avait aucun argument mais des opinions bien racistes et bien stupides. Je me suis très vite tirée.

Aujourd'hui, gros gros programme : Walmart.

A toute.

vendredi 23 juillet 2010

Vieeeeeeernes

Yeeeeaaaah aujourd'hui c'est vendrediiiii. Ca ne veut pas dire que je ne vais plus rien foutre, vu que je foutais déjà rien, mais ça veut surtout dire que les autres ne vont plus rien foutre !

Il y a deux jours nous avons fait des crêpes avec Susana qui voulait apprendre. On en a fait deux tonnes comme d'habitude.
Tiens, petit portrait de Susana :

Elle est allée au collège avec Antonio à Ciudad Juarez (la ville la plus dangereuse du monde) et, sachant qu'il était désormais à Guadalajara, lui a demandé s'il pouvait l'héberger quelques jours (quelques jours...) le temps qu'elle passe un examen de prof ou un truc comme ça. Il a dit oui. Ô erreur. Il s'en mord les doigts. Elle est maintenant là depuis presque deux semaines, squatte et ne paie rien. Officiellement, elle n'a pas d'argent. Mais il semble très étrange qu'une personne sans argent s'achète pour plus 2500 pesos (140 euros) de bijoux, non ? En bref, Antonio lui paie tout et il en a vraiment marre. Et alors qu'on pensait qu'elle se tirerait samedi, demain quoi, elle a annoncé à Emma que son vol était pour le mardi. Haha.

C'est con, je la trouvais sympa. Je dis c'est con qu'elle arnaque tout le monde.

Voilà, sinon euh, bon bah le projet "Victor à San Francisco" est en standby pour ne pas dire carrément oublié. Ils sont fous au consulat. 63 jours d'attente en moyenne pour avoir un rendez vous. Voilà, ça c'est fait.

Je viens d'envoyer mon troisième article au journal, ils devraient le publier lundi. Heureusement qu'ils ont changé le thème, je suis passée d'un recueil de poème à une expo photo. Je mets le lien du dernier article:


Ce weekend, je ne sais pas encore ce qu'on va faire. Je crois qu'on a écumé tous les bars de Guadalajara.

Bon, je file, j'ai "rdv" avec mon boss, que je tutoie et avec qui je parle sur msn. Haha, ils sont cools ces Mexicains.

Bises.

PD. Marine, no te preocupes, te voy a contestar rapido. El mail mas chido que nunca has leido!

mardi 20 juillet 2010

Calme

Aujourd'hui, comme je l'avais prévu, il n'y avait toujours pas d'eau chaude. Comme je l'avais aussi prévu, Susana a voulu aller dans le centre. Je ne me plains pas, heureusement qu'elle est là, je m'emmerde moins. Nous sommes donc allées à San Juan, ce qui était ma centième fois je crois

Là, on est tous dehors, sur la terrasse. Enfin tous sauf Emma, Becca et Huicho. A la base, Daniel et Hugo ont rappliqué pour finir la viande qui restait de la carne asada de dimanche. Mais il me semble qu'ils ont laissé tombé le barbeuc' et se concentrent plutôt sur la bière.

Manolo joue You can't always get what you want et chante accompagné de Victor et Carlos.

Les autres parlent de foot. Et moi... je les observe. Cela fait partie de ces moments où je me sens à la fois bien et un peu conne, ne connaissant rien au rock, ne connaissant rien au foot.

Tiens, Mélissa (prétendante d'Antonio) vient d'arriver. Je me demande bien comment va finir la soirée. Pour ma part, j'ai la gerbe.

Ah, ils entament Wild Horses.

Tiens, l'orage arrive. Je pressens que dans à peu près 30 minutes, on va tous courir se réfugier à l'intérieur et se retrouver comme des cons entre le rayon homme et les lunettes.

Allez, je vais me remettre à les mitrailler un peu, ils adorent ça.

Demain, Susana et Antonio veulent que je leur enseigne à faire des crêpes. Les connaissant, Susana va se lever à 9h, et va toquer à ma porte à 9h01 et Antonio va tout simplement oublier.

Bonne nuit.

lundi 19 juillet 2010

we

Hier, dimanche, nous avons finalement eu droit à une magnifique carne asada en bonne et due forme ! Et qui dit carne asada, dit picole et glande, évidemment. Sauf que nous, on a voulu se la jouer hyperactifs et qu'on a passé la matinée dans un énorme marché (le baratillo) qui couvre la superficie de tout un quartier. Ajoutons à la marche la chaleur et les gens, pardon, les cons qui marchent au milieu ou s'arrête pour discuter EN PLEIN MILIEU DU PASSAGE !!! et l'on obtient le b-a-r-a-t-i-l-l-o. On nous avait bien dit qu'il fallait y aller tôt. Mais je ne vais quand même pas me lever à 8h un dimanche matin pour aller au marché alors que je me lève à 11h en semaine pour ne rien faire hahaha. Mais c'était bien quand même. Me suis trouvé quelques merdes, forcément, fallait pas non plus y être allée pour rien.

Aujourd'hui, comme prévu, j'ai pris le petit déj' avec mon boss, enfin je ne sais pas exactement quel est son statut mais il est de toute façon supérieur au mien. Il m'a remis ma magnifique CARTE DE PRESSE !!! que je me suis empressée d'aller faire plastifier. Il m'a aussi donné un peu de boulot, quand même, déjà que je m'emme***. J'ai donc deux articles à écrire en trois semaines, pardon, quatre. Oh lala lala. C'était très sympa en tout cas.

J'ai ensuite glandé toute la journée, ok, je m'ennuie pas mal mais du coup j'en profite pour rattraper mon retard cinéphilique... et pour me mater tous les courts métrages d'animation qui existent sur youtube. Vous trouverez ci-dessous le gagnant du jour :

dimanche 18 juillet 2010

sabado largo, sabado chido

Aujourd'hui, super beau temps. Le soleil est revenu en force, presque comme en mai. Sommes allés chez Victor, avons glandé et sommes ensuite allés nous balader dans le centre de Guada. C'est marrant comme en vivant dans une ville, on en oublié certains aspects. Par exemple, Victor était presque surpris de voir autant de monde (bizarre) et de découvrir certains magasins dont il ne soupçonnait même pas l'existence.

En avons profité pour aller faire quelques courses en prévision de la carne asada de demain. Pour eux, c'est tout un rituel. Il faut tout prévoir et tout choisir à la perfection. Un peu comme le choix du melon sur le marché...

Sommes ensuite rentrés à la maison pour repartir quelques minutes plus tard pour Tlaquepaque. Composition de la mauvaise troupe : Antonio (nouveau coloc'), Melisa (une fille qu'il essaie de se faire, pardon, de séduire), Susana (on ne sait décidément pas quand elle part), Emma, Becca (toujours sa sœur), Victor et moi (dans le coffre et le cul dans la lessive à l'aller). Nous sommes retournés dans un restaurant sympa où nous étions déjà allés dîner avec Marine et Daniel (le frère de Carlos, ça fait très feux de l'amour à la mexicaine hein ?). C'est un endroit très typique où ils ne servent que quelques spécialités très bien préparées. Comme il se doit : pozole.
Le serveur était complètement bourré et le perroquet m'a dit "hola". J'estime que c'est une bonne soirée.

Sommes ensuit allés aux tacos où travaille Carlos car c'était une soirée musique. Le groupe : 2 mecs et une nana, tous frères je crois. Age : de 7 à 14 ans il me semble. Assez étrange je dois dire. Enfin, nous n'avons entendu qu'une chanson. Un peu du genre percussions de rue, enfin, ça avait le mérite d'être original.

Re mouvement vers Estacion Central, un pub sympa : blindé. Pas grave, évidemment, tout le monde se connaissait, les salutations ont duré des heures, les discussions ont duré des heures, les adieux évidemment ont duré des heures.

(il est 2:30, je crois que quelqu'un nettoie les vitres)

Putain il est 2:30 du matin et ils sont partis racheter de quoi boire. Quels pochtrons franchement.

Il est 2:30 et je crois qu'il est temps que j'aille dormir.

Ah, après toute chose, ils m'ont enfin donné le thème de mon prochain article : un recueil de poème introuvable sur lequel je ne sais rien et dont l'auteur(e) a un prénom à coucher dehors : Xitlalitl. Je dois le rendre lundi.

Cette fois, j'y vais.

Bonne nuit.



vendredi 16 juillet 2010

hoy

Bon, le projet de Tlaquepaque d'hier, comme d'habitude, a foiré.

Du coup aujourd'hui, pour rompre le mauvais sort, nous nous sommes levées plus tôt et somme parties en expédition avec Susana (je ne sais vraiment pas pourquoi je m'obstine à l'appeler Christina) direction Tianguis del Sol où, évidemment, j'ai bouffé et acheter des merdes qui ne rentrent pas dans mes valises. Oui, oui, MES valises.

Ce soir, j'espère que l'ambiance va être cool et qu'on ne va pas tous aller se coucher à 12h comme très souvent... Haha.

Sur ce,

Bises.

PS. (ici ils disent PD): je n'ai toujours pas le sujet de mon article, je suppose qu'il va me le donner le dimanche matin pour le lundi.

jeudi 15 juillet 2010

Jueves

Bon bah ils n'ont rien fait pour le 14 juillet. Nous non plus d'ailleurs. Ah si, je suis allée signer ma magnifique carte de presse !!! Ça devient sérieux. J'ai même un p'tit dej' d'affaire lundi matin avec mon boss qui, entre nous, n'est pas mal du tout. M'enfin, à 9h15... Sinon il ne m'a toujours pas donné le sujet de mon prochain article... Suspense.

Hier je suis allée avec Susana (une "amie" de collège d'Antonio qui squatte sa chambre) à un centre commercial qui ne vend QUE des chaussures. Et vu qu'on est au Mexique, c'est vraiment pas cher. Heureusement qu'ils ont des goûts de chiotte dans l'ensemble sinon je serais rentrée les bras pleins de paquets.

Hier, Becca, la petite sœur d'Emma est arrivée. Elle est mignonne et fait des efforts pour parler espagnol, elle. Du coup aujourd'hui, toute la petite famille, j'entends Emma, Becca, Antonio, Susana, Manolo et moi allons glander à Tlaquepaque.

Je continue mes recherches pour rapatrier Victor.

Bises.


mercredi 14 juillet 2010

Pluie

Notre nouveau coloc', Antonio (celui qui rend(ait) Victor jaloux), me tape un peu sur les nerfs. Mais il est très gentil.

Je me sens un peu blasée en ce moment, il faut dire qu'entre deux articles je n'ai pas grand chose à faire à part du shopping et vu que je me contrôle en vue des valises que je vais devoir me trimbaler au retour...

Aujourd'hui, pas grand chose d'extraordinaire, sommes allés chez Walmart (pour changer) et me suis tapée un steak transgénique d'à peu près 2kg. Absolument fabuleux.

Devait aller signer mon pass de presse mais ai oublié. Irai demain.

OOOOh je ne vous ai pas raconté !! Hier, je suis allée à la migration, comme prévu pour une fois, et au bout de deux longues heures d'attentes assise dans les marches, j'ai enfin eu ma rallonge de visa: un an ! Yeah. Cette fois je suis plus qu'en règle ! C'est tout ou rien avec eux on dirait. Sur le chemin du retour, pour me féliciter de cette merveilleuse nouvelle, me suis offerte une glace qui pesait, ma foi, au moins autant que le steak. J'allais ainsi léchouillant à travers les ruelles de Guadalajara lorsque, ô chienne de vie, la pluie me tomba dessus. En à peu près un quart d'heure, les rues se sont transformées en torrents et je me suis retrouvée coincée, entourée par l'eau. Les gens se regardaient, mi incrédules, mi excités et finissaient, souvent par prendre leur courage à deux pieds et traverser la rue en courant, de l'eau jusqu'au genou, les plus audacieux ayant quitter leurs chaussures au préalable.

Moi, comme me l'a gentiment fait remarquer un mec, j'étais de toute façon trempée jusqu'aux os et pour ce qui est des chaussures... ont peut dire qu'elles se sont transformées en barque l'espace d'un après-midi. J'ai trouvé ça assez cool au final.

Je n'ai pas tellement de projets pour demain. Peut-être un marché, peut-être un centre commercial, selon le temps.

Attends avec impatience mon nouveau sujet d'article et surtout, la parution du second.

Bravo une fois de plus aux assidus.



mardi 13 juillet 2010

The Road

Je vous poste le lien de mon article, déjà publié !

Youhouuuu.

Bises à tous.

http://www.gaceta.udg.mx/Hemeroteca/paginas/621/G621_O2%204.pdf