jeudi 25 mars 2010

Semana santa

Aaaaah ça fait quelques jours déjà non ? Il me semble. Je vais profiter d'avoir un peu de temps libre aujourd'hui pour poster les dernières news parce que demain, on aura sûrement beaucoup à faire.

Et oui, demain nous partons pour 10 jours d'aventure dans le Sud-est du Mexique. Au programme, pas mal de trucs sympa : balade en bateau, plage, excursions forestières, Teotihuacan, etc. Si je ne meurs pas bouffée par les moustiques, je pourrai vous faire un rapport en rentrant, c'est à dire le 4 ou le 5 avril.

Ces derniers jours ont été cool, comme d'habitude. Nous avons été à tequila dimanche dernier et avons visité la distillerie José Cuervo. Evidemment, des minis shots de tequila à la clé et une margarita pour nous laisser un bon souvenir. Tequila : fait. Mais le but premier de notre venue était en réalité un festival culturel organisé par la ville. Résultat plutôt inattendu : avons vu une troupe de danse classique danser présenter Pierre et le Loup... impromptu.

Le début du weekend avait déjà été sympa. Samedi, c'était la fête de la musique à Chapultepec, comme je l'ai expliqué précédemment. Ai passé toute la soirée avec un Allemand très sympa, en attendant que les autres se ramènent. René, si tu m'entends...

Ai vu tellement de choses différentes. Du classique, du funk pour enfants, de l'électro, du rock (merdique), du rockabilly, de la salsa, de la cumba... Après des heures d'attentes et un arrêt règlementaire à chaque coin de rue pour attendre un nouvel arrivant, nous avons finalement atterri dans un bar du centre où jouait un pote d'Emma et Carlos (toujours avec l'Allemand d'ailleurs). Résumé de la soirée : AC/DC sur fond de Corona (et non l'inverse, nuance).

Hier, ai testé un nouveau bar (La Santa) et une nouvelle promotion : 2 martinis pour le prix d'un. Morale : je préfère la bière. Morale annexe : serais-je casée ?




samedi 20 mars 2010


Allez, je me sens d'humeur à écrire.

Hier, c'était la soirée d'inauguration de la boutique, mais ça a été l'inauguration d'autres choses, si vous me suivez. J'ai séché la salsa. Marine a été plus courageuse. Nous avons essayé de faire de la sangria et ça m'a rappelé Madrid. A ce propos, il faut savoir que la piquette mexicaine vaut largement la piquette française.

Comme d'habitude, je ne me souviens de presque rien... ça faisait longtemps que je n'avais pas eu de trou comme ça. Roo tout de suite. Enfin, je me souviens que tout le monde était bien bien mort.
Mais ce matin, ô miracle, pas de gueule de bois, rien de rien. On devrait boire de la sangria plus souvent. Bon, évidemment, je suis un peu crevée. Et ce soir, rebelote, c'est la fête de la musique ici. Ils ferment complètement une grande avenue et il y a des concerts différents tout le long. C'est d'ailleurs une des rares occasions où ils te laissent boire dans la rue. Normalement.

Hier, Emma m'a dit qu'on était les housemates parfaites et qu'elle aurait vraiment du mal à en chercher d'autres, que ça la rendrait triste. C'est mignon. Et je pense vraiment de plus en plus à faire mon stage ici. Apparemment c'est assez facile d'en trouver un. Je m'oriente pas mal vers les journaux mais sans grand optimisme. Je croise les doigts.

Je me rends compte que je suis légèrement dérangée, ou tout simplement perdue. A mes poignets, un calendrier maya (...ou inca...), les dieux hindous, une petite vierge. A mon cou : la main de Fatima. Si c'est pas de la tolérance ça. Ou c'est peut-être plutôt de l'ignorance...

- Partie censurée-

Sur ce.

photo : papa réincarné en mexicain

jeudi 18 mars 2010



Il est temps de me mettre un peu à jour.

Ma semaine est finie. Ces satanés profs nous accablent de travail pour les vacances. Je ne suis pas sûre d'être très performante en rédaction et en réflexion cinématographique au milieu de la jungle et des singes hurleurs. Enfin, on fera au mieux, n'est-ce pas.

Demain, GROSSE journée. Première tâche d'extrême urgence : aller à la laverie. Ensuite, je crois que je vais essayer le hamac que l'on a offert à Carlos pour son anniversaire. D'ailleurs, en parlant d'anniversaire, le sien était franchement réussi. On s'est encore retrouvés dans un bar (what else ?) à se raconter des conneries. On remet ça demain mais cette fois chez nous, pour l'inauguration de la boutique. Ça aussi ça promet...

Ce soir nous avons profité du festival de ciné de Guadalajara pour aller voir un film brésilien assez étrange mais pas inintéressant. Bon, je ne pense pas qu'il va me faire philosopher toute la nuit non plus.

Petite parenthèse moins ensoleillée :

-Salut les filles, ça va ?
-Oui et toi ?
-Oh oui moi aussi.
-T'as volley ?
-Euh oui dans vingt minutes.
-Ah.
-Alors, votre weekend à la plage ?
-Génial, et toi ?
-Oh bah moi faut que je vous raconte, c'était pas super super en fait.

Ce qu'elle entendait par "pas super super" c'était juste que le frère d'un de ses potes s'est fait descendre par un trafiquant de drogue en venant les rejoindre. Motif : il n'avait pas poussé sa voiture pour laisser passer l'autre. Pan.

-Donc hier, euh, non, avant-hier, j'étais à l'enterrement.
-...

On avait presque oublié que le Mexique était un endroit dangereux. Welcome back.

Mais sinon, de notre côté encore aucun mort à déclarer.

Demain : Salsa, sangria, chela.

J'ai un peu peur pour samedi matin...





mercredi 17 mars 2010

Tenacatita ou la malédiction des enchiladas


Je vous préviens, ce post risque d'être plus long que la moyenne alors si vous avez une envie pressante, c'est le moment.

Vendredi : avons séché la salsa pour deux raisons. La 1ère, je ne voulais pas être toute collante de transpi latino en vue des heures de car qui nous attendaient. La 2nde, si on y allait, on devait se coltiner tout le fatras pré-plage avec nous, i.e. ballon, matelas gonflable, raquettes et j'en passe. Raison annexe : nous venions de gober une bonne dizaine d'enchiladas qui nous restaient quelque peu sur l'estomago. Autant dire que les conditions tant morales que physiques n'étaient pas réunies. Avons donc séché la salsa.

A 23h, avons hélé un taxi, chose qui n'est pas si aisée en pleine nuit. Les gens ont dû se demander à plusieurs reprises pourquoi trois folles (dont une avec un ballon rose fluo dans les mains) leur faisaient des signes. Une fois arrivées au lieu de rendez-vous, prévoyante, suis allée acheter de l'eau, que dis-je, des litres d'eau. Non, non, nous n'étions pas chargées. Du tout.

8h : arrivée à la 1ère plage. Euh... Melaque je crois. Tête dans le cul, enchiladas coincées quelque part entre la gorge et l'estomac. Passera, passera pas ?A suivre.
Avons vu des crocodiles énoooormes dormir et bouffer. Le bled était blindé de gringos (ricains) qui faisaient tous du jogging sans en avoir le physique. Il faisait gris, bref, rien d'emballant. Même pas la foi de se mettre en maillot.

12h (pardon 13h en horaire mexicain) : départ pour la 2ème plage du séjour... Boca de Iguana. Beaucoup plus sympa. C'était une vraie plage avec une vraie mer et... des chiottes payantes. Bon, on peut pas tout avoir. Nous sommes changées sur la plage, avec une grâce et une discrétion assez exceptionnelles... (qui ne sont pas sans rappeler les frasques de mon cher père).

Avons levé le camp vers 15h pour rejoindre notre lieu de séjour (enfin...). Nous avons bien failli dormir à la belle étoile. Et non pas "trop cool!", c'est blindé de moustiques là-bas ! Je m'explique. Tatiana, la grande gueule de l'auberge où nous étions avant, nous avait assuré qu'elle avait un pote qui amenait une tente pour 10 personnes. Sauf qu'au bout d'un certain temps, aucune tente de ce genre n'était encore apparue et que nous commencions réellement à la haïr. Quand ô miracle, une organisatrice nous a refilé une tente 6 places. Mouhaha victoire.

Aprem' à la plage, trop bien. A ceci près que les enchiladas n'avaient pas dit leur dernier mot... et que le bon gros somme au soleil n'a rien arrangé. Autant dire qu'on n'a pas fait long feu le soir. Pas très envie non plus d'aller se bourrer la gueule au tequila-sprite sur le moment.

Réveil miraculeux. Ah non. Putain Carloooooos. Il faut que je précise que les fameuses enchiladas étaient un "geste" de nos housemates, et surtout de Carlos, faisant écho aux magnifiques tonnes de crêpes préparées par nous-mêmes la semaine passée. On a décidé de ne pas lui dire que les enchiladas avaient failli gâché le week-end... après tout, ça m'apprendra à bouffer comme une vache mexicaine !

Deuxième journée de soleil, de baignade et de sieste sur la plage de Tenacatita. Avons élu domicile au Cato Restaurant où les pancakes (dites hotcakes, à prononcer "rotcakes") sont devenues en l'espace de deux jours un rituel immanquable. Avons vu Hélène se ratatiner la gueule sur le sable en jouant au "tennis". Marine est un vrai poisson dans l'eau... et a viré écrevisse sur la plage. Bah, ça fait partie du folklore.

Maintenant, passons aux choses sérieuses. Si certains se rappellent de l'état de mon pied droit cet été en Turquie, alors ils auront une petite idée de son état actuel... bon nettement moins gonflé mais en très bonne voie...Tss, qu'importe, les moustiques m'ont entièrement dévorée. Ils m'ont piquée partout, parTOUT, PARTOUT !

(me gratte)

Lundi : Enchiladas quasi oubliées (mouais...). Sommes prêtes à partir pour la dernière plage du weekend : Barra de Navidad. Départ prévu pour 11h. Etions prêtes à 9h20. Sommes partis à 12h. Je hais le retard mexicain. Mais Barra de Navidad était vraiment sympa. Bon, nous n'avions plus de fric et les deux distributeurs de la ville ne marchaient pas, ou plutôt, selon le flic qui piquait un somme entre les deux : "Euh, c'ui-là il marche pas, et c'ui-là il a pu d'argent...". Haha, la bonne blague, on n'a plus d'argent, plus d'eau... mon Dieu, plus de bouffe !!! La réponse à tout une fois de plus fut l'OXXO. L'OXXO c'est la vie.

17h, pardon 18h : retour vers Guada. Je n'aurais pas garder un souvenir formidable de Barra de Navidad mais je pense que c'est surtout dû au temps qui n'était pas aussi génial qu'au début du séjour.

Arrivée hier vers 23h30. Exténuées, nous sommes trainées jusqu'à nos lits.

Aujourd'hui : me suis réveillée bronzée, sans nouvelle piqûre de moustique, sans mal de dos et sans goût d'enchiladas dans la bouche. Formidable. Cours de portugais. Avons été voir la projection d'un documentaire sur Johnny Cash puis avons dîné au Chai.

Ah oui, pour ceux que ça intéresse, n'ai toujours pas couché avec V. Comme quoi...

Demain : Ouverture de la boutique Vintage d'Emma et Carlos, anniversaire de Carlos, Saint-Patrick. Allons lui offrir un hamac. Haha.

Vendredi aura lieu la VRAIE fiesta mes amis.

Sur ces très longues paroles que je veux les moins chiantes possibles, je vous laisse.

Hasta prontito.

vendredi 12 mars 2010

Tudo bem

La vie tapatia suit son cours...

Hier, suis sortie avec V.
Aujourd'hui, nous nous préparons à aller à la plage. Allons à la salsa y enchainons sur le départ pour Tenacatita, une des fameuses plages où nous allons passer le weekend.

Certains m'ont dit que ce serait bondé. Normal, c'est le pont. Mais je reste optimiste.

Aujourd'hui, ai joué le mannequin pour Emma qui veut promouvoir les fringues de la boutique. Suis certaine que les grandes marques de produits anti-cellulite vont me demander de poser pour eux (je ferai le "avant" du avant/après).

Je sais, on dirait qu'il ne se passe plus rien d'intéressant dans notre vie mais si ! Nous avons par exemple - en tant que bonnes françaises - fait une montagne de crêpes (qui trônent sur la table de la cuisine depuis 3 jours maintenant).

Bon, et maintenant, sus aux chieurs* qui nous reprochent de ne pas assez bouger ! A venir : la Costa alegre, Tlaquepaque, Guanajuato, Tapalpa (on croise les doigts), Mexico et, bien sûr, Puerto Vallarta. Bon, l'ordre des voyages reste encore relativement flou mais cela reste un détail.

*ne vise aucun Français.

Prochain point info lundi soir (ou mardi).

Bon weekend,

PS. Nathalie, si tu lis ça, sache que tu avais raison pour le coup de l'autochtone !

jeudi 11 mars 2010

dimanche 7 mars 2010

तेकुइला बूम बूम

(le titre original du post était "tequila boom boom" mais le site doit être en plein trip oriental...)

Allez, je crois qu'il est temps de me/vous mettre à jour.

Weekend de fiesta je dois dire. Vendredi, nous avons testé plusieurs bars différents de Guada et tous étaient cool. L'un d'entre eux étaient du genre fifties et passaient essentiellement du rockabilly : je veux le même à Paris. L'autre, dans lequel nous avons fini la soirée, était cool aussi mais un peu mort. Ils nous ont forcé à revenir hier soir en nous mettant bien en évidence les flyers "barra libre".

Comme par hasard, les colocs avaient invité un de leur copain, célibataire, le seul que je trouvais pas mal. Les deux soirs. Ca y est, les emmerdes commencent. Je n'en dirai pas plus, ça vous forcera à lire a suite.

Nous avons donc commencé la soirée d'hier par un open bar tequila... Je comprends désormais parfaitement le concept de "tequila boom boom". Tequila le soir, boom boom le lendemain. Aujourd'hui, jour de boom boom vous l'aurez compris, nous n'avons pas arrêté... de bouffer ! J'ai enfin goûté les "tortas ahogadas", spécialité de Guadalajara. En gros, c'est un espèce de sandwich plein de trucs mexicains super bons, flottant dans une sauce non identifiable mais néanmoins très bonne. La description est tout sauf alléchante mais en réalité c'est pas mal. A importer... ou pas.

L'organisation de notre weekend à la plage est comment dire... chaotique. Nous ne savons toujours pas si nous y allons, et surtout, où ou plutôt dans quoi nous allons dormir. Mais je suis optimiste. Nous irons quoi qu'il arrive.

Je vais me coucher, les conséquences dernières soirées commencent à se faire légèrement ressentir... Et demain : salsa.

Demain : ni tequila, ni boom.