jeudi 4 mars 2010

Rey vs. Buey


Aujourd'hui, j'ai eu un sentiment très bizarre, assez désagréable. J'étais dans le bus, du côté soleil, je rentrais et je me suis mise à penser l'espace d'un instant au retour. Je ne dis pas que je n'ai pas envie de rentrer. Enfin, pas tout de suite évidemment. Mais vu le contexte dans lequel je vis actuellement, peu de choses me motivent à vouloir partir. J'ai donc anticipé la sensation que je pourrais ressentir quand quelqu'un me demandera "Alors, le Mexique ?". Mais c'est justement parce qu'elle est éphémère que l'expérience est aussi géniale.

Ce matin... je me suis réveillée en chantant "I just can't get enough, I just can't get enough". Réminiscence de la soirée à la Marcha (toujours aussi gratuite à l'entrée et toujours aussi bien pourvue en free tequila).

Moi à Marine : "Putain, on n'apprend vraiment pas de ses erreurs..."

Mon état était donc assez pitoyable en cours. Mais après une grosse part de gâteau au chocolat, tout va mieux, enfin presque. Heureusement car ce soir on doit aller dîner dans le fameux Irish Pub...

Je me dis que j'aurais dû faire des examens du foie et des poumons avant de partir pour comparer quand je reviendrai !

La soirée d'hier était vraiment bien chida, on avait proposé Helen (coloc anglaise, allez on suit) de venir. Et moi qui pensais qu'elle était un peu coincée et pas très fan de boîtes... Comme quoi, ne jamais en rester à la première impression, elle a dansé comme une folle. Nous aussi, avec des masques dorés et des colliers de carnaval. C'était soi-disant soirée "Mardi-gras", bon.

Bon, maintenant, pour ceux qui veulent du croustillant, que dis-je, du scoop, du potin, et j'en passe... -non, personne n'a fait des folies (sexuelles) de son corps cette nuit, mais on s'en approche- me suit faite raccompagner en voiture par le photographe des voyages auxquels on participe de vez en cuando. Pour la faire courte, il embrasse très bien. Ca faisait très "date" à l'américaine comme dans les 60s. J'étais donc Olivia Newton John, il faisait Travolta. Sans danser évidemment.

Je n'en dirai pas plus. Pour plus de détails, envoyez-moi un mail.

Je suis rassurée, le bon vieux truc du "j'te mate du coin de l'oeil" (du masque en réalité) marche toujours. Le mec est intéressé, il vient. Enfin, d'habitude ils ne viennent pas.

Au tout début de la soirée, des gros lourds sont venus nous voir. L'un d'entre eux, celui qui me parlait, était très intellectuel. Il m'a demandé : "tu es venu comment au Mexique ?". A poil, normal.

Demain : weeeeeeekeeeeeeend !!!

Alors a ciao.

Que demande le peuple.

mardi 2 mars 2010

Qué les vaya bien!


Comme tout n'est jamais complètement parfait en ce bas-monde, il a bien fallu, pour compenser le soleil, les cours de salsa, notre super baraque, (non non pas de sexe non) et tout ce qui rend notre vie actuelle une espèce de paradis terrestre, qu'il y ait une petite, comment dit-on déjà ? couille ! Voilà. C'est officiel, j'ai enfreint la loi. Dans certains pays, ils m'auraient déjà décapitée. Dans les faits, je suis détentrice de deux permis de séjour au Mexique : un visa étudiant et un visa touriste. C'est illégal, bon. Le problème c'est que moi, je ne savais pas que j'étais touriste. C'est la faut de ces pu***** d'hôtesses de l'air mexicaines qui m'ont filé un papier à remplir et comme un mouton (que dis-je, une brebis), je l'ai rempli. Dans le mille. Bon, je vous épargne les détails mais en tout cas, je plaide non coupable. Or, le mail que l'on m'a envoyé spécifiait bien que j'allais devoir payer une amende de presque 300 pesos (bon ok ce ne sont toujours que 15 euros) pour cette connerie. Mais je crois que c'est arrangé... Enfin, ne crions pas victoire trop vite. Ah oui, autre petit désagrément, la saga du portable maudit continue (même au Mexique...). Mon portable n'envoyait plus les messages. Sympa. J'ai donc passé deux heures avec un mec de chez Telcel qui, Dieu merci, n'était pas du genre (plutôt répandu) à me mater les seins. Mais à part ça (Madame la Marquise) tout va très bien. J'ai une cinquantaine de pages d'histoire à lire culturelle (hahaha la blague) et nous partons à la plage dans deux semaines. Le cours de salsa d'hier soir était vraiment cool, on ne peut pas dire que l'on soit dotées d'un don naturel pour la danse mais ça vient. Un peu comme l'espagnol. Et maintenant, on a compris : lorsqu'un mec nous dit que l'on parle trèèèès bien espagnol, on sait trèèèèès bien ce qu'il veut lui. Une autre histoire de langue mais au sens littéral, si je puis m'exprimer ainsi. Enooooorme nouvelle ! Ce soir, c'est le grand retour de WalMart dans notre vie. Retour à la bonne vieille consommation de masse. Ca faisait longtemps... On allait presque devenir bouddhistes et commencer à manger des trucs sains. Tsss. D'ailleurs, en parlant de trucs "sains", on va peut-être tester l'Irish Pub d'à côté, même si cela peut sembler ridicule. Mais les tortillas et les frijoles ça va bien cinq minutes. Côté mec(s), ils n'ont pas dû apprécier que je ne me joigne à aucune de leurs soirées, ils ne me rappellent plus. Ca m'apprendra. Sur ce, je vais tenter de lire (une partie) de mes cours. Sans grand optimisme pour tout avouer. Vivement ce weekend. ^^

samedi 27 février 2010

sabado tranquilo

En cette heure, ma foi peu tardive pour un samedi soir d'erasmus à Guadalajara, je rends les armes. Je vais dormir. Deux bons litres de bière devraient m'y aider sérieusement.

Ces deux premières journées dans notre nouvelle maison se sont passées à merveille. Et je me rends compte que nous arrivons à allier parfaitement indépendance et vie en commun. Nous venons par exemple de passer la soirée autour d'un barbecue avec des amis (100% mexicains) de Carlos (cf. seul homme de la maison, très sympa, très très sexy, très très très en couple), Emma et Hélène. Langue officielle de la soirée : l'espagnol et seulement l'espagnol. Je trouve que l'on commence à vraiment bien se débrouiller, j'entends par là que l'on ne nous fait plus trop répéter, mais c'est loin d'être parfait, évidemment.

Aujourd'hui, j'ai pris le soleil. A lire sur le balcon et à marcher des heures durant dans la ville pour aller récupérer des cours que je ne lirai sûrement pas en entier. Enfin bref, j'avais bien mérité ma coronita...

Demain (dimanche) : j'ai promis d'accompagner Marine au musée de je-ne-sais-quoi. Rendez-vous scolaire dirons nous. Allons déjeuner avec Hélène (l'Anglaise de la baraque). Devons voir les potes de la résidence à qui l'on a l'air de manquer finalement.

Pour ce qui ça intéresse, pardon, pour ce qui ne s'intéressent qu'à ça, les deux "chicos mexicanos" que j'ai rencontrés séparément continuent à m'envoyer toutes sortes de textos pour sortir, aller boire un verre ou me proposent des plans inqualifiables mais toutefois très sympas. (Mal)heureusement, je peux rarement accepter, pour ainsi dire jamais. Je crois qu'ils doivent partir du principe que je n'ai rien à foutre de ma vie puisque je suis en échange et que je n'ai qu'eux pour me faire voir du pays. Ou alors, ils se foutent royalement de ce que je fais et ne pensent qu'à une chose. Bon, soyons réalistes.

Je sens que très bientôt, nous allons concrétiser notre projet de retourner à la plage, tout le monde ne parle que de ça... Mais quaaaand ???

C'est terrible. En France, on culpabilisait de sortir. Ici, je culpabilise de ne pas sortir assez. Comme si on allait profiter moins que les autres. Mais j'ai décidé de privilégier les relations "longue durée". Et puis, cela nous épargne quelques gueules de bois, non ?

Eléonore, à Guadalajara depuis plus d'un mois maintenant. Ca fait flipper.

PS. suis officiellement inscrite aux cours de salsa pour le mois à venir...



jeudi 25 février 2010

Jeudi 25 - Le déménagement (entre autres)

Hier, premier cours de salsa (dans une autre école, plus proche de notre territoire). Super. Prof patient et plein de gens jeunes et pas moqueurs (hum, heureusement). Bon, mes partenaire sont toujours plus petits que moi mais je me fais peu à peu une raison. Les talons sont au placard et vont très certainement y rester un bon moment. Les grands Mexicains doivent se sentir vraiment très marginaux... Bref, cours de salsa adopté, le contrat : 3 cours par semaine. Qué chido!

Aujourd'hui, cours (dur...) et déménagement. On a mis tout notre talent artistique dans un cadre photo avec des mots cucu pour les employés de la résidence, absolument adorables et traités comme de la m**** par les proprio. C'est niais à mourir, ils vont sûrement adorer.

Voilà, et après on part. Les sacs (à peu près vingt chacun) sont relativement impressionnants... Le départ (le vrai) me fait déjà peur. Mais pour ce soir, vive les taxis mexicains. Pour l'instant, c'est à la fois excitant et un peu flippant. On s'était faites à l'endroit et surtout, aux gens. Mais on les quitte pour en retrouver d'autres vraiment cool aussi, aucun regret donc.

Bon, on s'éloigne de la fac, mais on se rapproche de la boîte... allez savoir pourquoi. Non, non, pure coïncidence...

Hey, time to go.

Mes impressions sur notre nouvelle maison ne vont pas tarder...

Hasta muy pronto

mercredi 24 février 2010

Hola, hola everybody (hum, enfin, toute personne ayant le temps et l'envie de me lire).

Mercredi, grosse GROSSE journée. Cours à 10h.

Ce soir : cours de salsa et boîte. Ah, et accessoirement, je dois faire mes valises car nous déménageons demain pour le pays merveilleux de Chapultepec (cf. fallait lire plus haut).

Etrangement, le même phénomène se reproduit éternellement... Les valises ferment en arrivant et JAMAIS en repartant. C'est un problème de société je crois. Qui mériterait au moins un sujet chez Delarue. Laurent, 42 ans, Fouillasse-les-marmites, n'a jamais refermé sa valise. Appel à témoins : si vous ou un de vos proches avez une peur panique des fermetures éclairs, appelez Vanessa, notre standardiste. Je vous laisse me soumettre d'autres sujets...

Bon, cessons de divaguer. Hier, on était dans le centre et l'homme-de-la-classe-de-portugais-au-nom-à-tiroir m'a proposé d'aller boire unas chelas. Chela = cerveza. A noter que les Mexicains ne connaissent pas l'expression "boire un verre". Je précise également que les Mexicains, du moins ceux que j'ai rencontrés, ne mangent pas en buvant. Ils bouffent en permanence, sauf lorsqu'ils picolent. Quel peuple étrange. D'autres Françaises rencontrées durant le voyage à Zacatecas nous ont avoué essayer d'implanter le concept d'apéro dînatoire ici mais non sans mal. Tant pis.

Hier, donc (on se caillait les miches vu que toute la journée il a fait 30 degrés et que le soir, on était de nouveau en automne) nous sommes allées tomar unas chelas et j'ai finalement passé la soirée chez un Allemand avec des Mexicains super sympa et un gringo assez jeté. Le réveil a été dur, comme toujours, mais il faut juste prendre le rythme... ou s'habituer à être crevé !

Prochain post en préparation...

lundi 22 février 2010

Fin du weekend





























Ce matin, j'ai été réveillée par une otarie. Ou plutôt par un chien aux talents d'imitateur assez surprenants. Petit dej' à la mexicaine... cela dit, depuis l'épisode crêpes, le nutella a fait sa réapparition. Mauvais, très mauvais.

hier, avons dîné avec le gringo et une copine. Quel ramenard celui-là, insupportable. Il a une vie passionnante : il a un boulot chiant mais qui lui rapporte beaucoup d'argent. Or, il ne peut pas en profiter car il doit travailler tout le temps. Là, il a ENFIN des vacances et ne fait rien car il est stressé par le boulot qu'un autre fait mal et qu'il aurait pu faire s'il avait parlé espagnol. Mais il est là depuis neuf mois et ne parle pas deux mots d'espagnol. ??? Certaines personnes sont décidément très contradictoires.

Quoi qu'il en soit, il semble avoir disparu.

Cet aprem', re-bronzette sur la terrasse... ayant pour but secondaire de nous motiver à faire nos devoirs. J'ai enfin fini de lire ce truc d'histoire culturelle. C'est réellement intéressant à étudier... mais pas à lire. Vivement mercredi soir pour la -désormais hebdomadaire- soirée open bar. D'ailleurs, lorsque l'on aura déménagé, on sera encore plus proches de la boîte... héhé.

J'ai envie de me remettre au tennis... mais ça n'a pas l'air de courir les rues ici, les terrains de tennis. Je crains malheureusement que l'Open de Guadalajara ne soit que très peu connu mondialement.

Tiens, je suis en train de me dire qu'on a envoyé nos cartes postales il y a deux semaines et que n'ayant aucun écho, je peux en déduire qu'elles ne sont pas arrivées. Je crois que c'est un délai raisonnable pour déclarer que le système postal mexicain est naze (nase?).

Pas grand chose à raconter d'intéressant aujourd'hui mais demain devrait apporter son lot de verbiage.

Demain : il faut que je m'interdise d'aller fouiller dans les friperies de Federalismo
Demain : je vais revoir le mec qui m'a appelée 10 000 fois, en Portugais.
Demain : hamburger au petit déjeuner... dur, mais on y prend goût.
Demain : Marine a cours à 7h du mat... mouahaha.


Tchau. J'ai comme des envies de plage...

samedi 20 février 2010

Samedi matin, moyen

Bon, soyons clairs, je me suis couchée à 5h. Hier, soirée crêpes (c.f. dernier repas de notre saga cuisine multiculturelle). Rien d'excitant a priori sauf qu'un Américain fwom Dalleusse, Texeusse, nous a proposé (à tous dans la résidence) de sortir. Forcément, après un peu de vin rouge, de cidre et de rhum (pour flamber, héhé), la motivation était assez évidente. Nous avons donc erré un peu dans Chapultepec (le quartier des bars) avant de finalement prendre un taxi pour retrouver un bar/boîte que nous avions déjà testé avec Marine. Super sympa. Encore une fois, ma réputation (tsss) en a pris un coup : là bas ils n'ont pas de cages ou de podium... ils ont une espèce de tour de guet. Oui, Eléonore a dansé... sur la tour de guet, sans rien guetter du tout d'ailleurs.

Ce matin, donc, pour utiliser une expression entendue ici, I woke up like shit. D'un commun accord, nous avons ensuite bouché, puis débouché les toilettes qui sont, ma foi, bien capricieuses. Cet épisode oublié, et bien rien. La glande. J'ai reçu un énième texto du mec du cours de Portugais. En tout, hier, il a dû m'appeler 78 fois (à peu près), dont certainement 76 fois bourré. Et moi, le téléphone, aussi bien en France qu'ici... c'est pas ça. Résultat, on ne s'est pas vus du tout. Pas plus mal, ça lui fera les pieds, on ne m'appelle pas bourré.

Allez soleil, reviens ! (je "bronze" sur la terrasse).

Ah oui, hier en préparant les crêpes, on a bien parlé à l'Américain qui a des idées assez particulières sur le(s) gouvernement(s) américain(s). Je suis sûre qu'il a des posters de Bush chez lui. En bref, il nous a soutenu la thèse de la Guerre sainte, prétendant que foutre un tel bordel en Afghanistan était tout simplement une nécessité. Ouaw. Cela dit, c'est enrichissant et assez intéressant de voir que malgré de telles différences de point de vue, on peut quand même passer une bonne soirée. D'ailleurs, j'ai un peu honte car je me dis que s'il avait été français et qu'il m'avait dit qu'il votait pour Le Pen par conviction profonde, je crois que je ne l'aurais peut-être pas aussi bien considéré. Me fous-je donc de l'avenir des États-Unis ?
Quoi qu'il en soit, j'ai également réalisé que je ne connaissais rien à la politique actuelle d'Obama, enfin la vraie politique d'Obama.

Tiens, il y a quelques jours j'ai fait écouter le cordonnier pamphile* à Marine et ça m'a fait penser à papa.

*http://www.musicme.com/Les-Freres-Jacques/albums/Les-Freres-Jacques-Chansons-Pa-3259119161523.html?play=02

Je me demande comment il aurait vécu mon voyage. Je suis sûre qu'il aurait été fier de ma vie d'étudiante studieuse. "Roooo, mais noooon ! ne lésine pas sur la qualité de la tequila, c'est ridicule...". Continuons donc à suivre les conseils du paternel, intemporels.

Bon, je vais essayer de me préparer psychologiquement à lire mes polys d'historia cultural... Y arriverai-je ?


(To be continued...)