dimanche 15 août 2010

Dimanche, le dernier

Bon, ça fait une semaine que je n'ai rien publié. Il faut dire qu'il ne se passe pas grand chose d'extraordinaire si ce n'est qu'il faut que j'organise ma fête de despedida. Pas super facile quand deux des potes travaillent de 8h du soir à 3h du matin... J'envisage sérieusement le karaoké, au risque d'être beauf, tout le monde apprécie vraiment. Je vous avoue que j'apprécie beaucoup plus quand on sort un peu du registre mexicain...

Aujourd'hui, le père de Victor va préparer un repas de rois pour mon départ. Oui, il reste encore une semaine mais ça passe tellement vite. C'était mon dernier week-end à Guadalajara avant... un certain temps j'imagine. Je suis à la fois partagée par l'envie de partir, et surtout d'aller passer du temps aux USA, mais aussi par l'envie de rester. Certes, je n'ai qu'une "bonne" raison de vouloir rester mais elle l'est vraiment, bonne.

En attendant, il me reste quelques conneries à acheter, du genre souvenirs, etc. Je ne prends plus de commandes, je suis déjà surchargée ! N'ai toujours pas acheté le troisième sac qui, je l'espère, sera suffisant pour tout ramener.

Pour mettre un peu de piquant à mon départ, Mexicana s'amuse à me changer de vol toutes les trois minutes. Ils ont le sens de l'humour ces Mexicains !

Je vous tiens au courant.

lundi 9 août 2010

Quelques nouvelles


Ce weekend a été cool. Le vendredi soir, nous avons fêté l'anniversaire de Victor dans le nouveau bar où travaille Emma. Avions pas mal piccolé avant et étais donc d'une humeur assez enthousiaste.

(Aparté: Pour ce qui est de ma fameuse cuisine, et bien je ne suis pas tout à fait déçue. Bon, vous me direz, n'importe quel abruti peut faire un poulet au four mais ça l'a quand même impressionné... et les autres ont tout bouffé. Pas grave. Ai évidemment déployé tellement d'efforts que toute la cuisine était recouverte de gras et de choses très difficilement identifiables. M'enfin, c'est l'intention qui compte, hein.)

Bien bourrés, donc, ai été je ne sais où et ai dit je ne sais quoi à je ne sais qui, comme d'habitude je ne me rappelle qu'à moitié. Cela dit, je me souviens que je voulais absolument convaincre Daniel qu'il devait tenter sa chance en tant que taquero (ceux qui font les tacos bien évidemment). Pour le convaincre, lui ai, en tout logique, parlé de mon expérience Zara et des sales vieilles peaux bourgeoises qui venaient me demander des choses incroyables (je dis bien en toute L-O-G-I-Q-U-E). Ai évidemment réussi à me prendre la tête avec Victor pour une connerie, une babosada dirait-il, qui ne vaut même pas la peine d'être exposée au public. A vous en sommes.

Aujourd'hui, lundi, je suis allée "travailler" avec lui. Grosse, GROSSE journée de boulot je vous l'assure. Avons joué, puis téléchargé le Trivial Pursuit, en anglais ET en espagnol (et oui, les questions sont différentes) en alternant les parties par de la bouffe et des allers-retours à la boutique du coin. Relativement stressant.

Avons fini par atterrir chez moi de nouveau, enfin.

Cette semaine, veux aller voir Casablanca, El nombre de la Rosa, La montaña sagrada, Cantando bajo la lluvia et 1984 au ciné. Oui, pour la première fois. Et oui, je manque de culture cinématographique. Mais je sais plus de choses que quiconque sur... certaines choses. Très certainement. Reste plus qu'à trouver lesquelles.

Bonne nuit

PS. Photo Anachronique of course

mercredi 4 août 2010

Tututu

Vendredi, c'est l'anniversaire de Victor. J'ai dit que je voulais bien cuisiner, ça va être joli... J'espère que j'aurai fini mon traitement pour pouvoir boire. Je ne rêve que de Corona en ce moment. Et de bouffe, mais ça c'est normal.

Hier, je suis allée poser quelques questions à des proprio de café pour mon prochain article. Je dois continuer aujourd'hui. Quelle flemme.

Demain, j'aimerais bien retourner au tianguis del sol. Oui je sais c'est la 20ème fois mais je ne m'en lasse pas. Il faut aussi que je commence sérieusement à penser à acheter une autre valise.
Aujourd'hui, premier jour de boulot d'Emma. Au même endroit que Carlos. Vendredi, on risque sûrement d'aller là-bas aussi.

Bon, plus de nouvelles plus tard.

dimanche 1 août 2010

Hamburgesadas*

*(dixit A)

Je commence à entrevoir les conséquences de cette putain de dent qui pousse. Aujourd'hui, hamburgers, barbecue, bières, voilà, vous voyez le genre. Évidemment, interdiction de boire une seule goutte d'alcool à cause de ces fichus médicaments. Cette petite Corona, à peine sortie du congèl' me tendait pourtant les bras... Tss. C'est injuste. Et vu que le traitement dur 3 semaines/1 mois, je ne vais pas pouvoir profiter à fond de mon dernier mois au Mexique.

Bon, c'est pas la fin du monde. Juste le début.

Antonio est parti, il s'est trouvé une nouvelle maison, moins chère et selon lui, avec une meilleure ambiance. Comme pour Helen, bon vent. J'en avais un peu marre des discours racistes, fascistes et homophobes (oui, ce garçon est plein de qualités). Enfin le plus drôle c'est qu'il partage maintenant la maison de plusieurs gays hahaha ! Ils ne l'avaient pas mis sur l'annonce ça... hahaha. Il est vraiment irrécupérable, il pense que tous les gens gays sont incapables de contrôler leurs pulsions sexuelles et qu'ils vont le violer pendant son sommeil... Franchement.

Sinon, ah oui, Emma a peut-être chopé le dengue. Enfin, rien n'est moins sûr mais on aime bien dramatiser. Non, j'espère que non honnêtement, je deviendrais parano.

Je pense qu'il est temps pour moi de commencer mon travail de recherche sur les cafés-galeries. Mais j'avoue que l'idée d'y aller toute seule me démotive pas mal.

Ah, je ne l'ai pas dit il me semble. Il y a quelques jours, plusieurs reporters et journalistes de Mexico ont été enlevés et séquestrés. L'un deux était un ex de Susana... aïe. Mais il a été relâché.

Ici, tout semble devenir plus dangereux, les histoires/rumeurs de meurtres, enlèvements, assauts, etc. se rapproche. Mais pour ma part, toujours rien vu, ni vécu d'alarmant.

Demain, je serai officiellement la seule rescapée "étrangère" de la maison. C'est assez étrange, mais j'ai réalisé il y a quelques temps que j'étais la seule non mexicaine (sans compter Emma) pendant les soirées sans que ça me dérange. Je pense que j'ai accompli ma mission erasmus...

Bon, je vais dormir. Demain, Victor travaille, rien que d'y penser, j'en suis fatiguée pour lui !




samedi 31 juillet 2010

Aie

Yeeeeaaaaah ! Hier, Victor a eu son visa. Enfin, on va le recevoir dans quelques jours ! Il a également réussi à envoyer son dossier à temps pour une bourse dans un institut de recherche à Paris. On croise les doigts. La semaine s'est donc terminée en beauté.

Mais vu que tout n'est jamais tout blanc ou tout noir, il a bien fallu qu'il m'arrive un truc un peu moins cool. En gros, je souffre. Ma dent de "sagesse", mouais, a décidé de faire des siennes. Du coup, je souffre encore pendant quelques semaines (en espérant que ces fichus médicaments continuent à faire effet) et ensuite, adieu. Je suis sûre que je vais battre tous les records de hamsteritude du monde.

Ah oui, évidemment, pas d'alcool. Tss...

En espérant que ça réussisse à ma ligne... histoire de ne pas tout perdre.

Sur ce, je vais voir Shrek.


vendredi 30 juillet 2010

Trop tôt

Suis dans un café, à deux pas du consulat américain. Attends Victor, qui, en costard, flippait de tout son petit corps à l'idée de passer l'entrevue. Pour moi, ce n'est pas un consulat, c'est une usine. Ces pauvres gens qui stressent comme des malades à l'idée d'être recaler, c'est assez triste à voir.

Hier, un peintre m'a accostée dans la rue et m'a demandé s'il pouvait me dessiner. Vu que je n'avais pas grand chose à foutre et qu'il n'avait pas l'air obsédé, j'ai dit oui. Bon, c'est pas le plus grand artiste de tous les temps et il m'a tenu le crachoir pendant deux heures mais finalement, c'était marrant. Sur le dessin, impossible de me reconnaître, en revanche, le rapport avec Céline Dion est des plus évidents.

Ces derniers jours, je me sens gamine, j'ai une dent qui pousse et ça me fait mal. Quelle merde ces dents de sagesse (sagesse à 20 ans, tu parles), tout pour vous gâcher la vie. Enfin. S'ils donnent le visa à Victor, je veux bien souffrir un peu plus.

C'est vraiment bizarre ce café. Ils passent des chansons françaises que je ne connaissais pas. Du genre Gainsbourg, Françoise Hardy et compagnie.

Si quelqu'un pouvait me to

Ah, ils sont passés aux Beatles. J'entends aux 5 chansons que je connais d'eux.

Bon, je vais essayer d'écrire mon article sur ce fameux Orozco. Voyons si mon café americano et John m'aident à être inspirée...

mardi 27 juillet 2010

sous le signe de la culture

En effet, hier journée plutôt stimulante pour mes neurones (bon pas trop quand même, faut pas exagérer). J'ai donc commencé par aller traîner au consulat avec Antonio, histoire d'en savoir un peu plus pour que Victor puisse à la rigueur venir aux USA. C'est vrai que je ne me suis pas vraiment étendue sur cette partie ces derniers temps mais j'ai été tellement excitée et tellement déçue selon les moments que je n'avais pas trop le cœur à en parler. Enfin bref, nous avons, au prix d'efforts surhumains réussi à décrocher un rendez-vous avec ces stars du consulat avant octobre. Formidable. Mais... ne pas vendre la peau de l'ours... comme on dit.

Ai ensuite enchaîné par une petite visite à l'Instituto Cabañas, joyau artistique de Guadalajara que je n'avais toujours pas visité. En effet, la semaine dernière, mon superviseur à la Gaceta m'a dit qu'il fallait absolument que j'aille voir l'expo Orozco qui se termine le 30 juillet. Bien sûr, pas de problème. Le nom me disait vaguement quelque chose mais sans plus. Avant-hier, Antonio me traîne jusqu'au palais municipal pour me montrer des fresques de... je vous le donne en mille, Orozco. Je me motive donc aujourd'hui à prendre le bus pour aller à cette fameuse exposition et passe devant la rue... tintintin OROZCO ! J'apprendrai au cours de la journée que ce cher homme est un surdoué de l'art et qu'il a également réalisé des fresques pour l'Université de Guadalajara. Il m'envahit décidément.

Cela-dit, cet effet ne m'est pas inconnu. N'avez-vous pas remarqué qu'à partir du moment où vous apprenez un mot nouveau, vous l'entendez et le lisez partout ? Comme si le cerveau empêchait les oreilles de vraiment l'écouter avant d'en connaître le sens. Et bien c'est pareil pour ce mec, là, euh Orozco. Non, sans blague, c'était cool. Mais long.

Ah oui, vu que mon bus a mis deux plombes à arriver, j'ai eu le temps de me faire un espèce de mini échantillon visuel de la population tapatia (de Guada):

- un mec avec un T-shirt Jésus
-une vieille avec un collier playboy
-etc.

Et tout le monde parle de bouffe !

Mon 3ème article ayant été publié hier, en voici le lien:


Aujourd'hui, je vais essentiellement m'occuper d'aller imprimer des trucs pour le visa de Victor parce que ça urge un peu. Et woilà !

Bises.